A la recherche des 100 000 éléphants …

Nous sommes arrivés le 23 novembre au Laos en fin de journée, après une mission bien compliquée, souvenez-vous, trouver une maman au petit poussin trouvé en plein milieu de la route ! Nous avons rapidement trouvé un spot bivouac près d’une rivière avec du bois sec pour notre feu de camp et nous avons pu commencer à contempler la beauté des couchers de soleil Laotiens.

Alors que nous n’étions descendus que de quelques mètres, nous sentions déjà un grand changement dans la température, l’ambiance et les paysages. Des grandes forêts humides, vallonnées et verdoyantes du sud du Yunnan, nous nous sommes retrouvés dans une plaine de rizières sur lesquelles étaient disposées de nombreuses petites huttes sous lesquelles les paysans venaient se reposer et manger après avoir taillé le riz.

Nous sommes très rapidement arrivés à Luang Namtha, le point de rencontre de TOUS les touristes à la recherche de treks et d’aventures dans les montagnes. La ville, bien que sympa, était aménagée pour les touristes et la mentalité des locaux l’était aussi malheureusement … Nos quelques jours de repos dans ce lieu de villégiature étaient tout de même fort appréciables et nous ont permis de faire de belles rencontres, notamment avec Amaya et Eric puis Léonie et Jean-Daniel et de découvrir ces petits délices sucrés à base de riz gluant (le kao niao), de lait de coco, coco rapée et fruits …

La reprise, toujours agréable nous a permis de nous aventurer sur des routes avec des pentes de plus de 15%. Pour le moral, nous avons modifié nos recettes de petit-dej et nous nous concoctons désormais de savoureuses crêpes au lait de coco ! Plus de préparation certes, mais cela nous permet d’apprécier le lever de soleil orangé qui nous surprend et nous ravit chaque matin.

En arrivant à Houay Xay, ville frontalière avec la Thaïlande, nous nous sommes laissés tenter par l’idée d’embarquer sur un bateau pour descendre le Mékong, ce fleuve enchanteur, jusqu’ à Luang Prabang. Ce que nous n’avions pas présagé c’est qu’il ne s’agissait pas d’une balade pittoresque, parmi les laotiens mais d’une attraction touristique à laquelle nul touriste ne renonçait ! Nous avons donc préféré descendre à la première escale et poursuivre notre escampette à bicyclette sans passer par Luang Prabang, autre lieu fameux de rendez-vous des touristes.

Pour rien au monde nous ne regrettons notre décision ! Les petits villages de bois sur pilotis, les rizières peuplées de buffles d’eau, les petits bouis-bouis qui servent le Pho ( soupe de nouille d’origine Vietnamienne), les jungles dont les feuilles d’arbres font trois fois notre taille, que de dépaysement !

Tous les soirs, la recherche d’un spot bivouac est un vrai bonheur ! Le spot idéal est bien sûr celui où l’on parvient à concilier petite rivière, du bois bien sec pour rôtir nos pièces de viande, un sol tout plat pour bien recharger nos batteries la nuit et bien sûr, qu’il soit silencieux et isolé ! La plupart du temps, nous parvenons à trouver l’emplacement parfait où nous préparons de superbes BBQ party et où plus d’une fois, nous avons pris notre douche dans le Mékong.

Seule déception … pas la moindre trace d’éléphants dans ce pays aux 100 000 éléphants …

Nous voilà maintenant à Vientiane, notre visa Thaï en poche et nous nous apprêtons à prendre la route pour franchir une nouvelle frontière, la frontière Thaïlandaise. Nous fêterons la Noël en compagnie de Lila et Kenza, les sœurs de Camille qui nous rejoignent à Bangkok le 25 décembre !

Joyeux Noël !

La Chine, c’est fini …

Après ce splendide spectacle des rizières de Yuanyang et cette superbe découverte du cochon noir aux saveurs de noir de Bigorre au marché de Niujiaozhai, nous dévalons la montagne et partons à la recherche d’un spot bivouac pour faire griller nos morceaux de barbaque sur notre grille nouvellement achetée.
Nous avons dépensé nos derniers yuans pour ce porc et nous retirerons à la prochaine ville.
La route n’est pas bien moins vallonnée qu’à Yuanyang mais les paysages toujours surprenants.
Nous arrivons à Luchun avec nos 2 yuans en poche (20 centimes d’euros…) pour retirer des sous … aïe aïe aïe ! impossible de trouver un ATM qui nous permettent de retirer. On tente d’échanger des dollars ou des euros, personne n’en veut !
La seule solution, régresser de 500 km pour aller dans une ville plus grande.
Nous nous asseyons sur les marches de la Agricultural Bank of China pour réfléchir un peu et là, miracle ! Un jeune employer de la banque nous présente 200 yuans (un peu moins de 20 euros) ! Tout contents, nous sortons des dollars pour les échanger mais ce dernier les refuse ! Cadeau de la banque ! Il nous explique que cet argent nous permettra d’atteindre Ge Jiu (la ville dans laquelle on peut retirer) en bus.
Tout guillerets, nous enfourchons nos vélos pour partir, non pas 500 km en arrière mais vers Mengla, avant-dernière ville avant la Laos.
Nous survivons 6 jours avec ces 200 yuans … c’est pas la fête au moment de manger mais c’est une expérience qui nous aura bien marqué ! Quoi de plus frustrant que de passer devant de gros poulets bien musclés, de gros cochons noirs tout dodus et de magnifiques fruits tropicaux sans pouvoir y goûter …
Nous sommes arrivés affamés et traumatisés à Mengla avec comme seul espoir, celui de pouvoir retirer des sous pour s’offrir un dernier festin chinois avant de quitter la Chine, avec un pincement au coeur.
Un petit ange devait être avec nous ce jour là ! Nous parvenons à retirer des sous pour s’offrir un petit hôtel et de la bonne cochonnaille ! Quelle fête !
Le soir nous dînons avec Amaya et Eric, deux cyclistes qui eux, voyagent depuis 8 ans !
Après une bonne journée de repos, alors que nous prenons la route pour le Laos, nous croisons en plein milieu de la voie rapide, un tout petit poussin abandonné et complètement paniqué. Anecdote amusante, Amaya et Eric, qui sont passés quelques heures avant nous l’avaient également vu mais, étant déjà suffisamment chargés, ils décident de le laisser là (il n’avait pas encore pris le risque de traverser). Nous le ramassons et nous chargeons d’une mission ; lui trouver une maman avant de passer la frontière. Ce n’est pas une mince affaire ! Il finira comme cadeau pour une petite fille qui semblait ravie de le recueillir !
Nous avons passé la frontière Laotienne avant-hier, sans doute la frontière la plus simple de toutes celles que nous avons traversées !
Nos roues à peine posées sur le territoire Laotien, nous sentons un changement d’ambiance, de climat et d’environnement.
Notre première impression sur la nourriture est excellente ! Nous nous délectons des petits desserts à base de riz gluant, coco et fruits, des canards grillés et des soupes de nouilles de riz !
Nous sommes actuellement dans le Sayaboury à la recherche des éléphants !
A bientôt pour les aventures Laotiennes !
Bises à tous